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Gabrielle Laforest



 

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Par la force des choses

Gabrielle Laforest

 

Lundi de 17h30 à 19h

mardi et mercredi de 14h à 17h

jeudi et vendredi 17h à 20h

samedi et dimanche de 14h à 17h.

 

Tirant sa source de l’écriture, ma peinture est un parcours d’idées, de mots, d’images et de signes que je recompose dans l’espace pictural. Visuellement s’y retrouvent différentes familles d’images graphiques qui se côtoient, s’associent, se dissocient et ponctuent l’espace des toiles. Je me suis limitée à une sélection de signes qui sont repris et se transforment d’un tableau à l’autre. L’organisation qu’appelle la multiplicité des éléments disposés sur une surface constitue l’un des fondements du désir d’écrire, et c’est ce que j’explore ici. M’inspirant des premières lectures que les hommes ont faites de la carte du ciel étoilé, j’utilise sur mes toiles un bleu profond et opaque me permettant d’y projeter des images qui semblent flotter dans le vide. Les différents éléments, qu’ils soient isolés ou regroupés, prennent alors un caractère abstrait, proche du signe et du symbole.

 

Formellement, certains des éléments peints ressemblent à des rubans entremêlés : ce sont des phrases qui ont perdu leur lisibilité, elles sont utilisées dans ce travail pour leur qualité graphique. Des outils de peintre et des signes provenant de tableaux antérieurs s’y retrouvent. À différents stades de production et de définition, la décalcomanie permet de décomposer un même signe. Ainsi, l’image détaillée d’un pinceau, ou encore la trace d’un mot, peut être réinterprétée par l’usage de la ligne contour, de la silhouette, du schéma, de l’empreinte, de la symétrie et de l’inversion. Par la force des choses, la main et les procédés de fabrication se sont révélés être la source de mon écriture imaginée. Grâce à ces divers procédés, les images nouvelles surgissent, créant des liens spatiaux d’une toile à l’autre par leur ressemblance, leur parenté.

 

L’écriture est devenue un acte pictural ; le sens ne se trouve plus dans le mot, mais dans la forme, dans les étapes de réalisation et dans le rapport à la surface et à l’outil. Cette démarche me permet de consigner une pensée affranchie de la parole et d’amorcer, par l’usage de l’« écriture imaginée », une réflexion sur le rapport entre picturalité et textualité.

 

Gabrielle Laforest, mai 2011

 

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